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A son compte, c'est d'abord à ses charges

A son compte, c’est d’abord à ses charges

Combien de fois entend-on que quelqu’un de nos connaissances s’est « mis à son compte » ?

Évidemment, l’expression évoque beaucoup de choses, comme l’idée de « travailler pour soi » et celle d’être soi-même patron, pour certains aussi un goût d’aventure ou le début d’une réussite.

En réalité, le plus souvent, il s’agit de l’acquisition d’un statut d’indépendant avec ou sans personnel, ainsi que d’une inscription en nom propre au registre du commerce.

 

A son compte, les premiers pas :

Pour ouvrir la porte, le paquetage est lourd

Pour ouvrir la porte, le paquetage est lourd

Dans un premier temps, c’est la multiplication d’engagements nouveaux avec, parfois aussi, l’incertitude d’avoir les moyens de tous les honorer.

Les charges fixes, loyers, primes d’assurances, factures d’énergie ou de télécommunications sont d’emblée et indépendamment du chiffre d’affaire réalisé des obligations qu’il faut impérativement assumer.

Ces contraintes resteront aussi longtemps que l’activité et sont inhérentes à chaque entreprise, quelle que soit sa forme juridique et sa taille ; elles sont la première partie du risque constitutif d’un établissement.

Croissance en nom propre :

Puis l’activité dans son développement exigera de l’équipement, des investissements, et les besoins de matériels et d’outillages croissent souvent rapidement tant pour le renouvellement que pour l’amplification et l’innovation.

L'équipement est divers et rarement économique

L’équipement est divers et rarement économique

Ainsi les engagements de capitaux ont-il rapidement tendance à exploser de manière exponentielle dans le développement des activités, même lorsque le stock n’est pas déterminant du mouvement.

L’ouverture de nouveaux postes ajoute encore une tension importante puisqu’il faut garantir les salaires avec mais parfois indépendamment des rentrées financières et dans la meilleure saison autant que pendant la période creuse.

L’activité et l’humain :

Seul Atlas peut porter le monde

Seul Atlas peut porter le monde

L’ensemble de ces poids sont sur la firme quelle que soit sa structures mais dans les sociétés de personnes, qu’il s’agisse de nom propre ou de nom collectif, c’est directement et entièrement sur le chef d’entreprise retombent la lourdeur et les chocs de l’évolution.

A ces agressions auxquelles il sera quotidiennement confronté s’ajouteront inévitablement les stress de la vie privée et familiale et la conscience de ne pouvoir séparer les domaines ni les protéger l’un de l’autre.

La perte de la couverture sociale est un élément dont la mesure ne se prend pas souvent au premier abord mais le chef d’entreprise n’est garanti ni par la garantie de perte de gain en cas de maladie ou d’accident, ni par la couverture d’invalidité du deuxième pilier, ni par l’assurance contre le chômage.

Ainsi ni la grippe, ni la dégradation de sa santé, ni l’infarctus ou le cancer ne lui sont permis et la santé comme parfois la survie de l’entreprise dépendent de sa capacité à être chaque matin en plein état de fonctionnement, physiquement et moralement.

Pertes en nom propre :

Jusqu'aux enfers

Jusqu’aux enfers

Un insuccès de l’activité, quel que soit sa cause, entrainera au demeurant la perte totale de ses biens et souvent d’une partie importante des biens, donc des conditions de vie de sa famille.

De plus une telle conjoncture pourra aboutir à une faillite qui le rendra personnellement responsable de toutes les dettes non honorées, y compris les obligations mensualisées de locations ou de leasing, et ses futurs gains pourront lui être enlevé au profit des créanciers lorsque les biens, ceux de l’entreprise et ceux qui lui sont propres, auront été liquidés au prix que l’on saura en obtenir.

Un plafond protège de l'orage

Un plafond protège de l’orage

C’est pourquoi la constitution en société de capitaux est à peu près toujours préférable, en premier lieu afin de séparer l’activité de l’individu qui l’initie, ensuite pour créer une protection dudit particulier qui ne recevra plus les contrecoups sans amortissement.

Devenant alors lui-même un employé de la société, il retrouvera ainsi une couverture sociale conventionnelle dont il lui appartiendra de façonner les conditions supplémentaires, tant pour les risques limités de perte de gain que pour les risques majeurs de décès ou d’invalidité.

La pire évolution lui laissera même la possibilité de se dégager des conséquences impondérables d’une dissolution dont il n’est plus solidaire.